Sur France 2, Philippe détaille ses mesures pour 2027
Premier invité de l’émission relancée, le candidat Horizons a avancé des propositions chiffrées sur le travail, les familles et le déficit, et défendu sa réforme des retraites.
Candidat Horizons à la présidentielle, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe a formulé plusieurs propositions jeudi 8 octobre 2026 dans « L’Heure de vérité », sur France 2, en plaidant pour une France « commandée et gouvernée ».
En bref
- D’après France 24 , qui diffuse une dépêche de l’AFP, France Télévisions a fait revivre cette émission, dont l’intitulé est celui d’un grand rendez-vous politique des années 1980.
- Sur le plateau, il a affirmé qu’« un président doit présider et non gouverner », et dit vouloir sortir le pays de « cette mauvaise passe ».
- Selon l’AFP, il a enfin désigné Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon comme deux options qui, à ses yeux, mèneraient le pays à la ruine et à l’affrontement, et qu’il entend écarter de la route de l’Élysée.
Un plateau qui renoue avec un rendez-vous historique
D’après France 24, qui diffuse une dépêche de l’AFP, France Télévisions a fait revivre cette émission, dont l’intitulé est celui d’un grand rendez-vous politique des années 1980. L’ancien chef du gouvernement en était le premier invité. Selon la même dépêche, il a assuré avoir « réfléchi à ce que voulait dire exercer le pouvoir », et il n’entend pas vivre à l’Élysée s’il est élu.
Selon stars-actu.fr, la diffusion démarrait dès 20h40 sur France 2, avec Caroline Roux à la présentation et un replay sur France.TV. Elle devait être entourée de plusieurs journalistes : Maryse Burgot et Neila Latrous (France Télévisions), Benjamin Duhamel (France Inter et France Télévisions), Thomas Porcher (Radio Nova) et Eugénie Bastié (Le Figaro). Étaient annoncés au programme les retraites, le pouvoir d’achat, la dette, les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi que l’intelligence artificielle.
L’AFP situe le candidat face à la concurrence de Gabriel Attal dans le bloc central. Il refuse toujours une primaire, et les sondages le donnent battu par Marine Le Pen au second tour. Sur le plateau, il a affirmé qu’« un président doit présider et non gouverner », et dit vouloir sortir le pays de « cette mauvaise passe ».
Travail, familles, déficit : les chiffres avancés
Édouard Philippe a écarté toute « promesse inconsidérée » et repris sa formule : « pour s’en sortir, il va falloir qu’on travaille tous un peu plus ». Les principales propositions chiffrées figurent dans le tableau ci-dessous : environ 1.000 euros de hausse annuelle évoquée pour un salarié au Smic, une réduction d’impôt d’environ 3.000 euros pour les classes moyennes après une naissance, un déficit ramené à 2 % à la fin du quinquennat et 250.000 postes de fonctionnaires non remplacés sur cinq ans.

| Domaine | Proposition |
|---|---|
| Travail | Supprimer les cotisations sociales des salariés qui acceptent de prolonger leur activité |
| Familles | Refonte complète des allocations familiales, aide dès le premier enfant, réduction d’impôt durant les trois années suivant une naissance |
| Déficit | Passer sous la barre des 3 %, soit 2 % ; l’effort pèserait pour moitié sur les dépenses sociales et pour un quart sur les collectivités |
| Fonction publique | Un départ à la retraite sur trois non remplacé |
À propos de l’exonération de cotisations, il a déclaré que « tout le monde y gagnera » : le salarié gagnerait davantage, et l’entreprise verrait son coût du travail un peu diminuer.
Retraites et ordonnances : une méthode encore ouverte
Le candidat a pris la défense du projet sur les retraites dévoilé la semaine précédente. Selon ce texte, 45 annuités seraient exigées et l’âge légal de départ monterait à 65 ans, de façon progressive ; un tiers des salariés n’y seraient pas soumis. Il a rappelé que le dispositif comprendrait une phase de concertation avec les partenaires sociaux.
À ce stade, Édouard Philippe n’a pas dit si cette réforme serait adoptée par le Parlement, par référendum ou par ordonnance.
Il a en revanche décrit une méthode d’ensemble : s’il était élu et qu’une dissolution entraînait de nouvelles législatives, il présenterait ensuite une vingtaine d’ordonnances. Elles entreraient en vigueur « dès l’automne », pour mettre fin à une indécision que le pays connaît, selon lui, « depuis au moins 2024 ». L’AFP rappelle qu’il avait cité en 2025 des ordonnances touchant la justice, l’éducation et la santé.
Immigration, international et rassemblement
- Immigration : le maire du Havre souhaite réduire de moitié l’immigration légale pour retrouver le niveau antérieur à 2010, très inférieur à 200.000 titres de séjour octroyés par an. Il a dit qu’« il faut donc admettre que l’immigration est trop importante » et a qualifié le droit d’asile de « dévoyé ».
- International : il a confirmé son appui à l’Ukraine, estimant que l’intérêt de la France est « le seul élément décisif » de la politique extérieure. Il a fait part d’un « désaccord majeur » avec la politique du gouvernement israélien et le « carnage » à Gaza, sans employer le mot de génocide.
- Rassemblement : il a de nouveau écarté toute primaire et souhaite réunir la droite et le centre, voire davantage le moment venu.
Selon l’AFP, il a enfin désigné Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon comme deux options qui, à ses yeux, mèneraient le pays à la ruine et à l’affrontement, et qu’il entend écarter de la route de l’Élysée.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons, Édouard_Philippe_-_2021_(51560524221).jpg. Photographe : Jérémy Barande. Licence : CC BY-SA 2.0.
